L’étiquette régimentaire

Introduction

Le Royal 22e Régiment, tout comme les grandes institutions, partage un certain nombre de codes et de conventions qui règlent le comportement de chacun de ses membres. Pensons ici au code de discipline militaire, aux exercices militaires ainsi qu’à l’étiquette militaire. Ces codes de comportement facilitent les relations entre ses membres, ils contribuent à créer une harmonie au sein de l’institution. Ils définissent également ce qui est attendu, permis ou interdit dans certaine situation, dictent les obligations de chacun envers la hiérarchie militaire et sociale. Souvent, ces codes permettent aussi de situer un individu par rapport à la norme : l’ignorance ou la connaissance de certains protocoles révèlent en effet un manque dans l’éducation ou, au contraire, des qualités.

Ainsi donc, l’étiquette indique un ordre de préséance, un cérémonial en usage au sein d’une société, d’une institution.

Comme l’indique M. Louis Dussault (2003), « l’étiquette a trait au formalisme des relations entre particuliers, c’est-à-dire entretenues sur une base individuelle, que ce rapport soit hiérarchique ou non. Elle est également du domaine du comportement en société. »

Étiquette régimentaire

Bien que non exhaustives, les règles de l’étiquette qui démarquent nettement le Royal 22e Régiment sont les suivantes :

a.

Les officiers et les sous-officiers doivent se familiariser à leur arrivée au Régiment ou à leur promotion, avec les points suivants :

(1)        l'histoire régimentaire;
(2)        les symboles, traditions et coutumes du Régiment;
(3)        l'organisation régimentaire.

b.  Les officiers se lèvent lorsqu'un général du Régiment ou un commandant d'unité fait son entrée dans un des salons du Mess.
c. Les officiers se lèvent lorsqu'un visiteur important fait son entrée dans un des salons du Mess.
d. Les officiers et sous-officiers doivent servir de modèles à leurs subordonnés par leur conduite, leur comportement et leur rendement.
e. L'officier subalterne se tient au garde-à-vous et salue lorsqu'il entre dans le bureau du capitaine-adjudant d'une unité ou celui du capitaine-adjudant du Régiment.
f. Les soldats et les sous-officiers se tiennent au garde-à-vous lorsqu'ils pénètrent dans le bureau de l'adjudant-chef de l'unité.
g.

Lorsqu'on s'adresse à un officier, le grade doit être mentionné de la façon suivante :

(1) général un tel pour tous les généraux ;
(2) colonel un tel pour tous les colonels et lieutenants-colonels ;
(3) major un tel pour les majors ;
(4) capitaine un tel pour les capitaines ;
(5) lieutenant un tel pour les lieutenants et sous-lieutenants.
      
h.

Cependant, lorsqu'on répond à un officier, on doit le faire de la façon suivante :

(1) oui, non, mon général pour tous les généraux ;
(2) oui, non, mon colonel pour tous les colonels et lieutenants-colonels ;
(3) oui, non, major pour les majors ;
(4) oui, non, capitaine pour les capitaines ;
(5) oui, non, lieutenant pour les lieutenants et sous-lieutenants ;
(6) à noter que la coutume en français de dire «mon colonel ou mon général», indique un lien d’obéissance et de subordination. En conséquence, un civil ou un(e) conjoint(e) répond simplement «oui colonel ou oui général».
i.  On s'adresse à un adjudant-chef en disant « Monsieur » suivi de son nom de famille.
j. On s'adresse à tous les autres grades en faisant mention de leur grade avec ou sans leur nom de famille.