La Relève de la Garde

Conscient des coutumes militaires, le Royal 22e Régiment perpétue la tradition de la Relève de la Garde à La Citadelle de Québec. Tous les ans, les visiteurs peuvent ainsi renouer avec nos traditions militaires, en assistant aux cérémonies de la Relève de la garde et de la retraite, en plus de visiter le site de cette importante forteresse.

Pratiquée par toutes les garnisons au XIX e siècle, la Relève de la Garde faisait à l'époque partie de la vie quotidienne du soldat.

Depuis qu'il est en résidence à La Citadelle, le Royal 22e Régiment a toujours maintenu cette tradition et, chaque été, le bataillon en résidence tient cette cérémonie de la Relève de la Garde.

La cérémonie débute lorsque la garde montante (celle qui prendra la relève) se rassemble sur le terrain d'exercice pour être inspectée par l'officier et le sergent-major de la garde. Ces derniers, ayant inspectés respectivement les armes et la tenue, déterminent le meilleur soldat et le suppléant pour servir comme ordonnance du commandant.

La garde descendante (celle qui est relevée) fait son entrée sur le terrain d'exercice face à la garde montante.

Durant cette courte période, les deux gardes exécutent des exercices militaires. La garde montante «présentent les armes» à la garde descendante et cette dernière rend le même compliment à la garde montante. La mascotte régimentaire « Batisse » fait aussi partie de ce cérémonial alors que, sous la direction du chevrier-major, il se déplace au centre des deux gardes et les gardes saluent à tour de rôle en commençant par la garde descendante.

La Musique de la garde rehausse le tout en jouant des marches militaires également riches en tradition.

Finalement, l'officier de la garde ordonne à la garde montante d'accomplir ses devoirs et à la garde descendante de disposer. Ainsi, les deux gardes précédées de la musique de la garde et de Batisse s'éloignent, l'une à ses devoirs, l'autre à ses quartiers, saluant l'officier au passage.

La première Relève de la Garde débuta à l'été 1928. À l’époque, la garde était formée d'un clairon et de six sentinelles. Le sergent-major régimentaire, l'officier de service ainsi que la fanfare étaient aussi présents. Les sentinelles occupaient deux postes de garde, l'un situé à l'entrée principale (la porte Dalhousie) et l'autre à la résidence du Gouverneur général, lorsque le Gouverneur était en résidence.

Le premier appel, l'endossement de la tenue, était joué à huit heures quarante et signifiait aux gardes de s'habiller. Les quatre premières notes étaient celle du «O Canada». C'était l'appel régimentaire.

Le second appel, le rassemblement, était joué à 08 h 55 et les gardes prenaient position.

Cette garde se continua jusqu'en 1939. Elle s'interrompit durant la Deuxième Guerre mondiale alors que le Régiment combattait en Europe. Elle reprit en 1946.

La tenue portée par les troupes est la Grande tenue régimentaire et le bonnet de poil. La tenue écarlate des officiers est fermée par huit boutons régimentaires. Le pan arrière est agrémenté de taillades à trois pointes. Le haut du collet bleu foncé est orné de galon d'or d'une largeur de 1,25 cm ayant deux feuilles d'érable, queue à queue, estampées à tous les 2,5 cm et, à la base, un pique de soutache de Russie en or. Les parements en pointe bleu foncé sont brodés de galon d'or de 1,25 cm, également estampés de deux feuilles d'érable, queue à queue, à tous les 2,5 cm et un pique de soutache de Russie en or forme le noeud au-dessus de ce galon et un petit oeil en dessous. Les pattes d'épaules torsadées en or sont doublées d'écarlate et retenues par un petit bouton régimentaire.

Les pantalons de tissu bleu foncé, à passepoil écarlate, se portent avec les bottines Wellington noires. Les officiers portent l'écharpe cramoisie autour de la taille. Les bélières sont en galon d'or, sur maroquin rouge à boucles dorées.

La grande tenue des sous-officiers et des soldats est la tenue écarlate garnie de sept boutons, du modèle standard de l'infanterie et identique à la première tunique reçue par la milice canadienne au début des années 1880. Le haut du collet bleu foncé est liseré de blanc ainsi que des pattes d'épaules bleues. Les parements pointus bleu foncé sont ornés de passement blanc se terminant en nœud patte d'oie à la pointe. Le devant de la tunique est bordé de tissu blanc, alors que chacune des coutures du pan arrière est passepoilées de blanc à partir de la taille jusqu'au bas. Les pantalons bleu foncé, à passepoil écarlate cousu le long des coutures extérieures, se portent par-dessus des bottines noires. Les premières ceintures étaient blanches, à fermoir en laiton, en forme de serpent. La plaque du ceinturon régimentaire fut introduite plus tard. On porte des gants blancs pour les prises d'armes.

Les musiciens et les tambours portent la tunique écarlate des sous-officiers et des soldats avec des nids d'hirondelle écarlates, garnie de cinq bandes de galon blanc et bordée de la même couleur.