Les Écoles du Régiment

L'École de combat du Royal 22e Régiment retrace ses origines à l'époque de la guerre de Corée alors que le Dépôt régimentaire était créé à la garnison Valcartier (30 km au nord de Québec) en mai 1953. 

Sous le commandement du major Guy Grenier, le premier cours des recrues a débuté le 18 août 1953.  Initialement d’une durée de 5 semaines, les cours de base verront accroître leur durée à 19 semaines. Entre 1954 et 1957, le Dépôt régimentaire fournit quelques centaines de recrues par année aux trois bataillons Force régulière du Royal 22e Régiment. 

Outre son rôle de pourvoyeur de soldats francophones, le Dépôt régimentaire verra son rôle et sa mission bonifier en 1959. En effet, il offrira des cours de français pour les anglophones et d’anglais pour les francophones ainsi que d’autres cours de spécialisation. De 1953 à 1968, le Dépôt note l’amélioration du niveau scolaire et de meilleur résultat des tests d’aptitude intellectuelle supérieure aux normes.


Le Duc d’Edimbourg visitant le Dépôt du Royal 22e Régiment.

 

Dès 1953, le Dépôt régimentaire se voit déjà attribué quelques responsabilités régimentaires. Notamment, voir au bien bien-être des personnes à charge des membres du Régiment en service hors de la région de Québec ou déployés outre-mer.


Exercices à l’École de combat, à Valcartier, en 1956.

En 1959, le Dépôt régimentaire déménage de Valcartier à la Citadelle de Québec. Outre ses responsabilités de formation, le Dépôt se  verra confier la responsabilité de la Citadelle de Québec, de la garde, de l’entretien et du contrôle des biens régimentaires selon les directives émises par la Régie du Royal 22e Régiment. De plus, il doit aussi administrer la Musique du Régiment ainsi que les arrières-garde des bataillons en service hors du pays. Il poursuit ses activités jusqu'à l'automne 1968, date à laquelle il disparaît pour donner place à la création du Détachement de l'École des armes de combat, formé le 13 mai 1968 à la Garnison Valcartier. Ce grand changement est attribué à l’unification des Forces canadiennes et à la création d’une École des recrues qui prendra garnison à St-Jean-sur-Richelieu, Québec.

Bien que le Détachement de l'École des armes de combat  n’offre plus de cours de recrues de base, cette nouvelle unité verra son mandat et ses responsabilités accrues. L'école dispense alors des cours de chefs et de spécialistes pour l'ensemble des unités francophones de la garnison de Québec, en plus des cours de qualification de métier de base pour les fantassins, artilleurs et blindés.

En 1977, l'école vit à nouveau un changement de structure. La dissolution de l'École des armes de combat donne le jour au Centre d'instruction au combat, ce qui redéfinie l'école sous l'appellation Détachement du Centre d'instruction au combat. Graduellement, le mandat de l'école est réorienté si bien qu'en 1980, les cours de qualification de métier de base ne sont plus dispensés que pour les fantassins destinés au Royal 22e Régiment. À la même époque, le commandant de la Force mobile met de l'avant un projet pour chacun des trois régiments d'infanterie. C'est ainsi que le 1er mai 1981, l'École de combat du Royal 22e Régiment est officiellement nommée et conserve son mandat premier soit celui de former les soldats pour le Royal 22e Régiment.


Exercices à l’École de combat, à Valcartier, en 1989.

Le 1er septembre 1992, l'école voit son mandat s'étendre à la grandeur du Secteur du Québec de la Force terrestre (SQFT). Elle est de plus mandatée par le SQFT pour donner des cours de formation individuelle et de chef au niveau de section dans un concept de Force totale (régulière et réserve). Elle conduit annuellement une centaine de cours et ses effectifs, en période d'activités intenses, atteignent plus de 2 400 officiers et membres du rang.

Le 1er avril 1998, l'école sera désignée en tant que Centre d'instruction du Secteur du Québec de la Force terrestre (CI SQFT) et son mandat sera de nouveau élargi pour dispenser les cours de qualification de base des fantassins, artilleurs et blindés. Elle quittera alors le giron du Royal 22e Régiment.