Le Bastion Prince de Galles et l'ancienne poudrière française
Le Bastion Prince de Galles est le point naturel le plus élevé de la Ville de Québec. Il se situe à environ 120 mètres (360 pieds) au-dessus du niveau du fleuve. Il fut ainsi nommé en l'honneur du prince de Galles, futur Roi Edouard VII (à l'occasion de son séjour à Québec en 1860). L'armement principal consiste en un canon de 23 cm, de type Fraser Gun, d'un poids total de 12 tonnes et d'une portée de près de 5 kilomètres. L'obus utilisé pesait 256 livres et il demandait une charge de 50 livres de poudre. Un effectif de 11 hommes était nécessaire à l'opération du canon. Il fut mis en place le 12 mars 1872.
Sous le bastion se trouve un tunnel prolongé par un passage couvert conduisant, au moment de sa construction, à deux salles de tir. Dans le cas d'une attaque contre la Citadelle, les militaires étaient protégés et pouvaient attaquer les ennemis des deux côtés, soit du côté du fleuve et du côté du ravelin.
Le bastion Prince de Galles
photo: Cplc Roland FortierLe bastion Prince de Galles occupe l'endroit même où était situé le bastion du Cap Diamants construit sous Chaussegros de Léry.
L'ancienne poudrière française
L'ancienne poudrière française du Royal 22e Régiment
photo: Cplc Roland FortierSitué à l'entrée du Bastion Prince de Galles, ce bâtiment fut construit en 1750 sous la direction de Gaspard Joseph Chaussegros de Léry, ingénieur du roi, responsable à l'époque des fortifications pour le Canada entier. À l'origine, cette poudrière pouvait contenir 2 388 barils. Afin de garantir un minimum de sécurité, les autorités françaises avaient mis en place des moyens pour réduire les dégâts en cas de déflagration. Donc, tout comme la chapelle, la poudrière était entourée d'un mur (détruit durant les travaux de réfection de 1932 à 1935) et des contreforts pour solidifier les murs afin de retenir le souffle d'une explosion. À noter, les évents, qui peuvent être confondus pour des meurtrières mais qui constituent en fait un moyen d'absorber en partie le choc de l'explosion. Tout comme la chapelle, cette poudrière était à l'épreuve des bombes.
Aujourd'hui la poudrère sert de Musée, celui-ci ayant été inauguré le 31 mai 1950.