Une opération conjointe des forces afghanes et de la FIAS perturbe les insurgés dans le district de Zhari
Par le Capitaine Manuel Panchana
En compagnie de leurs mentors de l’Équipe de liaison et de mentorat opérationnel de la Force opérationnelle à Kandahar, des militaires du 6e Kandak, 1ère Brigade, 205e Corps de l’Armée nationale afghane (ANA) ont récemment pris part à l’opération Spin Arwa I près de Howz-e-Madad, dans le district de Zhari, en conjonction avec le groupement tactique régional (Sud) de la FIAS, qui est composé de membres de la Black Watch (3e Bataillon du Royal Regiment of Scotland) et de militaires canadiens des équipes de neutralisation des IED et des opérations psychologiques de la Force opérationnelle à Kandahar.
L’opération Spin Arwa I visait à perturber les activités des insurgés dans un secteur utilisé pour préparer des attaques contre l’infrastructure tactique de la FIAS et des forces afghanes ainsi que pour préparer des embuscades contre les convois sur l’autoroute 1.
L’opération a commencé pendant la nuit avec quatre vagues d’insertion héliportées, notamment un assaut par une compagnie héliportée contre une position dangereuse. Alors que les membres de la première vague atterrissaient, ils ont entendu des coups de feu provenant d’hélicoptères qui s’attaquaient à des insurgés près de leur objectif. Les deux autres compagnies et les membres du quartier général tactique du groupement tactique régional (Sud) ont atterri ailleurs et ont marché toute la nuit pour arriver dans les secteurs d’où ils devaient mener des opérations de dégagement. Au lever du soleil, les militaires britanniques et afghans ont commencé à trouver de grandes quantités d’équipement et de matériel des insurgés, notamment des dispositifs explosifs de circonstance, des explosifs artisanaux, des armes légères, un canon sans recul, un lance-grenades avec des grenades, des radios et des motocyclettes. Toute la journée, des explosions contrôlées se sont fait entendre alors que des caches et de l’équipement des insurgés disparaissaient en fumée.
District de Zhari, Afghanistan; 13 septembre 2009 — Un hélicoptère Chinook de la FIAS décolle pour emmener des militaires à leur zone de responsabilité.
(Capt Manuel Panchana)Même s’ils ont été pris par surprise, les insurgés ont contre-attaqué à plusieurs endroits. Ces contacts ont rapidement été réduits au silence par des manœuvres conjointes avec le soutien des ressources aériennes de la FIAS et du peloton des mortiers du GTR(S), qui ont rapidement répondu aux demandes des compagnies sur le terrain. Cette nuit-là, les compagnies de carabiniers ont reçu de l’eau, de la nourriture, des munitions et tout ce dont ils avaient besoin pour le lendemain. Les bâtiments dégagés ont été utilisés pour dormir et pour maintenir un périmètre de sécurité.
La seconde journée a beaucoup ressemblé à la première. Les militaires sur le terrain ont dégagé les objectifs qui se trouvaient dans leur secteur de responsabilité, détruisant ainsi de l’équipement ennemi et des positions offensives. À la tombée de la nuit, les unités étaient prêtes à commencer à traverser les lignes pour se rendre dans les centres de résistance de la FIAS et des forces afghanes pour reconnaître leur secteur de responsabilité et continuer à les dégager.
Les militaires afghans se sont comportés brillamment. L’opération se déroulait pendant le Ramadan, une période où ils ne pouvaient pas manger ou boire pendant le jour et où ils ne pouvaient rompre leur jeûne que deux fois par période de 24 heures : une fois immédiatement après le coucher du soleil, vers 18 h 30, et une seconde fois juste avant le lever du soleil, vers 3 h 30. Malgré ces restrictions et les lourdes charges qu’ils devaient transporter, les militaires de l’ANA ont non seulement réussi à suivre leurs homologues de la FIAS, mais ils ont également trouvé la majorité de l’équipement des insurgés. Ils ont également maintenu la communication tout au long de l’opération et présentaient régulièrement des rapports à leur commandant, qui accompagnait le commandant du groupement tactique régional (Sud), ce qui facilitait la coordination et la transmission de renseignements entre les forces.
Tous les militaires, peu importe leur nationalité, étaient fiers et heureux lorsqu’ils atteignaient les points renforcés. Après avoir maintenu les insurgés en fuite pendant trois jours et leur avoir fait subir le terrible revers de perdre la majorité de leur équipement local, les militaires pouvaient dormir relativement en sécurité et se préparer à mener d’autres opérations dans leur secteur de responsabilité. À ce moment, les militaires du 6e Kandak et leurs mentors canadiens se préparaient à rentrer à leur base alors que les membres du 1er Kandak et leurs mentors arrivaient pour mener les trois derniers jours de l’opération.
Aérodrome de Kandahar, Afghanistan; 18 septembre 2009 — Les mentors de la roto 7 de l’ELMO responsables du 6e Kandak, 1er Bataillon, 205e Corps de l’ANA.
Rangée supérieure, de gauche à droite : l’Adj WO Christian Doucet du 3e R22eR, l’Adj Pierre Côté des Fusiliers du Mont-Royal, l’Adj Marcel Landry du 1er R22eR et le
Capt Manuel Panchana de l’ELRFC St-Jean.
Rangée inférieure, de gauche à droite : le Bdr Robert Limoge du 5e RALC, le Cpl Vollant du 2e R22eR, le Cpl Laflamme du 3e R22eR et le Cpl Peloquin du 3e R22eR.
(Capt Manuel Panchana)À la fin de la première journée de l’opération Spin Arwa I, il était déjà évident que l’objectif avait été atteint : les insurgés avaient été pris par surprise et n’avaient pas pu protéger leur équipement et leurs positions contre l’avancée rapide des forces de la FIAS et de l’ANA. Leur capacité à mener des opérations dans la région de Howz-e-Madad a été grandement réduite pour l’avenir immédiat. Les mentors et les membres du 6e Kandak, quant à eux, sont rentrés de l’opération avec le sentiment du devoir accompli pour avoir rendu le secteur plus sécuritaire pour la FIAS et les militaires afghans ainsi que, plus important encore, pour les habitants.
District de Zhari, Afghanistan; 15 septembre 2009 — Un groupe d’opérateurs de mortiers du groupement tactique régional (Sud) effectue des tirs indirects à l’appui de
militaires en situation de combat. (Capt Manuel Panchana)