LE BAZAR DE HOWZ-E-MADAD :
UNE SOURCE D’INFORMATION TRÈS IMPORTANTE.Par le caporal Jonathan Wade-Moses, ELMO Kandak 1
Une des équipe de l’élément de liaison et mentorat opérationnel(ELMO) du Kandak 1, ainsi que les soldats de la 3e compagnie du Kandak 1 de l’ANA (Armée Nationale Afghane) patrouillent hebdomadairement le bazar d’Howz-E-Madad en vue d’augmenter la stabilité et sécurité. Le bazar d’Howz-E-Madad est le lieu de rencontre et le centre économique des environs. On y trouve environ 40 boutiques étalées sur une distance approximative de 400 mètres et près de 200 personnes y font commerce pendant la journée. Le commerce se fait bien, malgré l’intimidation des insurgés qui plane sur les commerçants et les habitants de façon quotidienne.
L'adj Gagnon et le Cpl Wade-Moses au départ pour la patrouille dans le bazar d'Howz-E-Madad en compagnie de leurs frères d’armes du Kandak 1. Notre déplacement vers le bazar se fait toujours par une route différente ce qui nous permet d’éviter les lieux d’embuscades pré établis par les insurgés. La première tâche est de sécuriser notre secteur pour empêcher la circulation qui peut s’avérer parfois dangereuse. Les habitants conduisent toutes sortes de véhicules et parfois à très haute vitesse. Une fois sécurisé, le commandant afghan, ainsi que le commandant de notre équipe se déplace pour discuter avec les différents commerçants présents. On y trouve des mécaniciens, une station service pour le diesel et l’essence, une pharmacie, trois médecins, des marchands de légumes, des bouchers et beaucoup de dépanneurs vendant de la liqueur et de l’eau embouteillée.
La mosquée est l'endroit le plus fréquenté pendant la journée dans le bazar. La population est favorable à l’ANA et donne beaucoup d’informations pouvant augmenter leur sécurité. Nous avons appris récemment que les marchands du bazar tentent eux-mêmes de chasser les insurgés par leurs propres moyens, mais sans aucun résultat concret. De plus les insurgés essaieraient de les chasser du bazar pour l’utiliser comme point d’attaque sur notre camp, croyant ainsi que nous ne pourrons répliquer par peur de détruire tous les biens des marchands.
La population est favorable à l’ANA et donne beaucoup d’informations pouvant augmenter leur sécurité. Nous avons appris récemment que les marchands du bazar tentent eux-mêmes de chasser les insurgés par leurs propres moyens, mais sans aucun résultat concret. De plus les insurgés essaieraient de les chasser du bazar pour l’utiliser comme point d’attaque sur notre camp, croyant ainsi que nous ne pourrons répliquer par peur de détruire tous les biens des marchands.
Un commerçant dans le bazar avec son frère, sont fils et sa fille. Une scène commune quotidienne. Nous sommes également à l’écoute de leurs problèmes. Nous avons appris que leurs puits étaient brisés, donc nous avons fait en sorte qu’un entrepreneur puisse venir en creuser un nouveau près de la mosquée pour que les Afghans puissent se laver visage, mains et pieds de façon hygiénique avant leurs prières. Puisque la circulation passe aussi très vite, les marchands nous ont fait part de l’inquiétude face à leurs enfants qui jouent dans le bazar, donc nous sommes présentement en discussion pour placer des dos d’ânes des deux côtés pour ralentir les voitures et prévenir des accidents évitables.
L’adj Gagnon et le Cplc Nguyen discutent avec les marchands du bazar pour connaître leurs soucis, ainsi que de voir à leurs besoins. Après environ une heure et demie d’échange avec les gens présents dans le bazar, nous rentrons à la maison en s’assurant de démontrer la présence de l’ANSF et de l’ISAF entre notre camp et le bazar. Habituellement, les insurgés n’osent pas tirer sur la patrouille par peur de blessé un civil et de perdre le soutien de la population Afghane.
L’expérience vécue en Afghanistan par un soldat canadien ne peut être meilleure qu’en compagnie du peuple afghan. Le peuple afghan est très accueillant, souriant, gentil et sont prêt à se priver pour que leurs invités ne manquent de rien. De quoi faire des jaloux à la maison! Personnellement, je ne peux pas demander mieux que passer 6 mois en compagnie de soldats afghans. J’ai pu découvrir leur culture et ils ont découvert la mienne ce qui nous permet de mieux se comprendre et de mieux travailler ensemble.
Un motocycliste est arrêté par l'ANA en vue d'une fouille et d'un questionnement routinier.