Le peloton de reconnaissance et les Chinook canadiens :
Un partenariat pour l’avenir des missions de contre-insurrectionsPar le Capitaine Benjamin J. Richard
Kandahar — Depuis le début de la mission du Groupement tactique du 2e Bataillon, Royal 22e Régiment à Kandahar, le peloton de reconnaissance a entreprit divers types d’opérations, tous exigeant un déplacement mécanisé ou à pied. Toutefois, au cours des derniers mois, le peloton s’est trouvé un nouveau partenaire qui allait grandement assister dans l’accomplissement de ses tâches, soit l’escadron 147 d’hélicoptères Chinooks canadiens. Cette nouvelle coopération a permit l’exécution de missions d’autant plus complexes, avec un très haut niveau de succès.
Nakhonay, Afghanistan; 16 mai 2009 — Le peloton de reconnaissance sécurise la zone d'atterrissage lors du réapprovisionnement aérien pendant d'une
opération dans le district de Panwaji. Les patrouilles de reconnaissance héliportées permettent aussi aux membres du peloton de conserver leur énergie pour le mouvement au sol.
(Peloton de reconnaissance, GT 2 R22eR)Le succès obtenu lors des patrouilles conjointes entre le peloton de reconnaissance et l’escadron 147 est grâce à trois caractéristiques fondamentales reliées aux opérations héliportées.
Province de Kandahar, Afghanistan; 16 septembre 2009 — Les Chinook canadiens offrent, en plus d’un confort et d’un service des plus courtois, une mobilité essentielle pour préserver la surprise. De ce fait, ils permettent aux fantassins d’affronter des adversaires hors de leurs zones de confort. L’entrainement et la détermination des soldats du peloton de reconnaissance font le reste pour défaire l’ennemi et accomplir leur mission tout en étant moins exposé aux engins explosifs improvisés.
(Peloton de reconnaissance, GT 2 R22eR)Premièrement, les insertions en territoire ennemi sont plus rapides et font en sorte que le peloton de reconnaissance maintienne un élément de surprise. Ceci permet aux soldats canadiens de saisir l’initiative et empêche l’ennemi d’adopter une posture défensive.
Les patrouilles de reconnaissance héliportées permettent aussi aux membres du peloton de conserver leur énergie pour le mouvement au sol, assurant un plus haut niveau d’efficacité lors de la partie critique d’une opération. Une insertion par route requiert beaucoup plus de temps et de concentration de la part des troupes.
Le peloton de reconnaissance s'apprête à embarquer dans un hélicoptère Chinook pour l'extraction suivant une patrouille de combat dans le district de Dand situé au sud de la ville de Kandahar. Photo par le peloton de reconnaissance du GT 2R22eR roto 7 en Afghanistan
Lors de l'atterrissage d'hélicoptère, une grosse boule de poussière est créé ce qui est un excellent écran pour aux éléments démonté afin de s'approcher sans être
vu par l'ennemi. Photo par le peloton de reconnaissance du GT 2R22eR roto 7 en AfghanistanFinalement, en effectuant un mouvement héliporté, le peloton peut s’insérer à n’importe quel endroit dans le secteur d’opération, tout en réduisant grandement la menace des engins explosifs improvisés que l’on retrouve le plus fréquemment sur les routes. Le sentiment de sécurité que ceci apporte aux soldats a un grand impact sur le moral.
Bref, la coopération entre les éléments aériens et les troupes du peloton de reconnaissance 2e R22eR a été très bénéfique pour les opérations militaires canadiennes en Afghanistan. Le partenariat est caractérisé par un professionnalisme hors pair de la part des équipages des hélicoptères. Les deux parties s’entendent pour dire que la clé du succès est la flexibilité lors de la planification et la fluidité lors de l’exécution.
Le travail conjoint effectué par le peloton de reconnaissance et l’escadre d’hélicoptères canadiens au cours de l’été 2009 en Afghanistan pourrait être considéré comme précurseur à un des partenariats les plus importants dans le cadre des futures missions de contre-insurrections des pelotons de reconnaissances de l’armée canadienne. En effet, étant un multiplicateur de force, le peloton de reconnaissance n’a pas besoin de véhicules, puisqu’il n’a pas à ‘tenir’ le terrain. Toutes ces tâches peuvent facilement être accomplies en coopération avec l’aviation.
Le Capt Benjamin J. Richard sert actuellement au sein du Groupement tactique du 2e Bataillon, Royal 22e Régiment à titre de commandant du Peloton de reconnaissance.