91e anniversaire de la Bataille de crête de Vimy

Il y a 91 ans, les troupes canadiennes se virent confier l’importante mission de capturer la crête de Vimy.  Maillon vital de la défense allemande, cette position était puissamment fortifiée.  Les
versants étaient truffés de tranchées, d’abris et de tunnels bien protégés par des barbelés et des mitrailleuses, et défendus à distance par l’artillerie allemande.  En fait, la crête de Vimy était une
véritable forteresse qui avait déjà coûté la vie à plus de 150,000 soldats depuis 1915.

Les cuisantes expériences passées avaient enseigné aux chefs des troupes canadiennes combien l’infanterie était vulnérable à l’assaut.  Cette fois, les préparatifs pour la bataille sont minutieux et débuteront dès octobre 1916 pour se poursuivre jusqu’au mois de mars 1917.  Le 20 mars commence le bombardement préparatoire destiné à endormir la méfiance de l’ennemi quand à l’heure et l’envergure de l’attaque ; il s’intensifie à partir du 2 avril et devient si violent que les allemands appellent cette période ‘ la semaine de souffrance’.   Le 8 avril dans la nuit, tout est prêt et les fantassins rejoignent leurs postes en première ligne.

L’attaque, retardée d’une journée en raison des conditions météorologiques, est déclenchée le lundi de Pâques, 9 avril à l’aube.  Les quatre divisions du Corps d’armée canadien réunies pour la première fois au combat, s’élancent à l’assaut de la crête, sur un sol enneigé, verglacé et balayé par les vents, à l’abri d’un barrage d’artillerie parfaitement synchronisé.  Après seulement deux heures de combats, trois des quatre divisions canadiennes ont atteint leurs objectifs.  Seules deux positions - la cote 145 et le ‘ Bourgeon’ tiennent encore ; elles tombent trois jours plus tard.  La bataille de la crête de Vimy est gagnée et l’armée allemande se replie de 6 km sur une nouvelle position.  

Quant au 22e Bataillon (canadiens-français), il suivit les troupes d'assaut à 15 mètres derrière et nettoya les tranchées ennemies à la pointe de la baïonnette.   Le Bataillon captura cinq mitrailleuses et fit plus de 500 prisonniers qui furent escortés au parc divisionnaire.  Durant sa participation à différents engagements dans ce secteur, le 22e Bataillon compta 26 militaires tués et 84 blessés.

La bravoure dont ont fait preuve les soldats canadiens a valu à quatre d'entre eux la Croix de Victoria, la décoration militaire la plus distinguée au pays.  Il s'agissait du soldat William Milne, du sergent suppléant Ellis Sifton, du capitaine Thain MacDowell et du soldat John Pattison.

Cette attaque qui ne devait être qu’une diversion fut le seul succès des offensives alliées de 1917.   De plus, ce fut la première victoire militaire du Canada en tant que nation indépendante.  Cette victoire permis ainsi à une jeune nation de naître et de s’affirmer.  Elle est le symbole de la naissance du Canada.

Au lendemain de cette victoire, les autorités militaires canadiennes de l'époque ont fait ériger, à Vimy, une croix de bois à la mémoire des disparus de 1917. Croix de Vimy. En 1923, cette croix céda sa place au monument imposant que l'on peut voir de nos jours et le Régiment se vit confier la garde de cette croix qui fut placé à la Citadelle à l'automne de 1924.