Différentes forces s’unissent à Spin Boldak
Journal Adsum
Par le capitaine Carl Chevalier
Escadron A, Groupement tactique du 3e Bataillon, Royal 22e RégimentLe 29 octobre avait lieu l’inauguration du Joint District Coordination Center (JDCC) dans le district de Spin Boldak. Après beaucoup de négociation entre le commandant de l’escadron de reconnaissance opérant dans ce district, le major Pierre Huet, et les têtes dirigeantes du district, les installations temporaires ont vu le jour avec une Force d’intervention rapide conjointe composée des Forces de sécurité nationale afghane (FSNA) et des troupes de l’escadron de reconnaissance.
Cette initiative avait pour but de faire travailler tous les services de sécurité ensemble, dans la même direction, et de coordonner leurs efforts afin d’assurer une sécurité accrue et efficace des FSNA dans le district de Spin Boldak. Un des buts secondaires visait à ce que ces différentes forces partagent leurs informations afin qu’elles puissent se bâtir une meilleure image de la situation dans le district. Jusqu’à présent, le partage d’informations sur les mouvements d’insurgés, la contrebande et le trafic d’armes et de drogues était quasiment inexistant.
Le chef du district de Spin Boldak, Gul Ahmad; le commandant de la 4e Brigade de la Police frontalière, général Saifullah; le commandant de l’escadron A, major Pierre Huet; le commandant de la compagnie de reconnaissance de l’Armée nationale afghane; le chef d’état-major de la brigade de la Police frontalière, colonel Razziq. Ceux-ci coupent le ruban afin d’officialiser l’ouverture du centre 911 à Spin Boldak.
Depuis l’inauguration, des petits pas vers l’avant ont fait en sorte que la sécurité du district s’améliore. Par exemple, à quelques reprises, les FSNA ont rapporté au JDCC qu’il y avait des dispositifs explosifs de circonstance placés en bordure de routes ou sur des sentiers de patrouilles. Ces incidents ont été réglés sans difficulté et avec la coopération de tous les participants impliqués. Cela rencontre le but premier du JDCC.
L’avantage de cette organisation est qu’elle ne crée aucune autre entité, mais utilise simplement les ressources disponibles. Elle est peu coûteuse et facile à opérer, un aspect clé, compte tenu que les ressources sont limitées au sein des FSNA. Et, comme nous le savons, l’union fait la force.
Les organisations des FSNA qui ont fourni des troupes et des officiers de liaison sont composées de la Police nationale afghane, de la Police frontalière afghane, du Directeur national de sécurité et de l’Armée nationale afghane. Bien sûr, le tout est chapeauté par les Forces canadiennes sur la base d’opérations avancée (BOA).
Ces troupes vivent ensemble sur la BOA et partagent tout; de leurs quartiers jusqu’à la nourriture. Une complicité s’est tout de suite formée entre les policiers et les soldats. Les policiers voient les soldats comme étant mieux formés et plus professionnels. Conséquemment, ils veulent tout apprendre d’eux et idolâtrent quasiment leurs confrères d’armes. Ils suivent de l’entraînement conjoint chapeauté par les officiers de liaison et s’en donnent à cœur joie lorsque vient le temps d’apprendre de nouvelles techniques pour mieux effectuer leur boulot.
Somme toute, la fondation du JDCC a inauguré une nouvelle façon de travailler en équipe, rarement employée chez les Afghans. Ces premiers pas vers la concentration des forces afghanes, la collaboration de ses soldats et policiers, vont sûrement mener à une sécurité accrue pour les citoyens de ce pays malheureux et à une meilleure identité commune pour tous les Afghans.