90e Anniversaire de la bataille de la crête de Vimy

Le 14 avril 2007, sous un soleil radieux et une température clémente eut lieu un fort beau programme d’activités afin de commémorer le 90e anniversaire de la bataille de la crête de Vimy.  Ces activités nous rappelaient le sacrifice que nos confrères d’armes ont fait le 9 avril 1917.  En effet, lors de la Première guerre mondiale, il y 90 ans, les troupes canadiennes se virent confier l’importante mission de capturer la crête de Vimy.  Maillon vital de la défense allemande, cette position était puissamment fortifiée.  Les versants étaient truffés de tranchées, d’abris et de tunnels bien protégés par des barbelés et des mitrailleuses, et défendus à distance par l’artillerie allemande.  En fait, la crête de Vimy était une véritable forteresse qui avait déjà coûté la vie à plus de 150,000 soldats depuis 1915.

Les cuisantes expériences passées avaient enseigné aux chefs des troupes canadiennes combien l’infanterie était vulnérable à l’assaut.  Cette fois, les préparatifs pour la bataille sont minutieux et débuteront dès octobre 1916 pour se poursuivre  jusqu’au mois de mars 1917.  Le 20 mars commence le bombardement préparatoire destiné à endormir la méfiance de l’ennemi quant à l’heure et l’envergure de l’attaque; il s’intensifie à partir du 2 avril et devient si violent que les Allemands appellent cette période ‘ la semaine de souffrance’.  Le 8 avril dans la nuit, tout est prêt et les fantassins rejoignent leurs postes en première ligne.

L’attaque, retardée d’une journée en raison des conditions météorologiques, est déclenchée le lundi de Pâques, 9 avril à l’aube.  Les quatre divisions du Corps d’armée canadienne réunies pour la première fois au combat, s’élancent à l’assaut de la crête, sur un sol enneigé, verglacé et balayé par les vents, à l’abri d’un barrage d’artillerie parfaitement synchronisé.  Après seulement deux heures de combats, trois des quatre divisions canadiennes ont atteint leurs objectifs.  Seules deux positions -  la côte 145 et le ‘Bourgeon’ tiennent encore; elles tombent trois jours plus tard.  La bataille de la crête de Vimy est gagnée et l’armée allemande se replie de 6 km sur une nouvelle position.

Quant au 22e Bataillon (canadiens-français), il suivit les troupes d'assaut à 15 mètres derrière et nettoya les tranchées ennemies à la pointe de la baïonnette.   Le Bataillon captura cinq mitrailleuses et fit plus de 500 prisonniers qui furent escortés au parc divisionnaire.  Durant sa participation à différents engagements dans ce secteur, le 22e Bataillon compta 26 militaires tués et 84 blessés.

La bravoure dont ont fait preuve les soldats canadiens a valu à quatre d'entre eux la Croix de Victoria, la décoration militaire la plus distinguée au pays.  Il s'agissait du soldat William Milne, du sergent suppléant Ellis Sifton, du capitaine Thain MacDowell et du soldat John Pattison.

Cette attaque qui ne devait être qu’une diversion fut le seul succès des offensives alliées de 1917.  De plus, ce fut la première victoire militaire du Canada en tant que nation indépendante.  Cette victoire permis ainsi à une jeune nation de naître et de s’affirmer.  Elle est le symbole de la naissance du Canada.

Le Royal 22e Régiment abrite le souvenir de cette brillante victoire dans ses honneurs de batailles.  De plus, la célèbre croix blanche qu'on voyait près du champ de bataille à la fin de la guerre fut confiée au régiment.  Depuis 1924, la croix de Vimy est placée à la Citadelle et la tradition veut que tous la saluent en passant devant elle.  À ne pas en douter le Royal 22e Régiment à souligner dignement cet anniversaire.

Dès 09h30, Mme Jocelyne Milot, Directrice du Musée du Royal 22e Régiment, accompagnée du Général (ret) Maurice Baril, du Major-général Marc Lessard, du Brigadier-général Christian Barabé, du Colonel Eric Tremblay, du Colonel Gerrry Champagne et de la présence de nombreuses personnalités dont M. Tex Lecor, a présenté l'exposition « Barbelés et Coquelicots » qui retrace la participation du 22e Bataillon (canadien-français)à la Première Guerre mondiale.  On y voit des artefacts relatifs à la bataille de Vimy, mais aussi à d'autres combats, parfois autant sinon plus importants.  Cette exposition se tiendra jusqu'en avril 2008.

Monsieur le Premier ministre du Québec, M. Jean Charest, accompagné du Général Maurice Baril, Colonel du Royal 22e Régiment, du Brigadier-général Christian Barabé, Commandant du Secteur du Québec de la Force terrestre et FOI –EST, de l’Adjudant-chef Camil Samson, Sergent-major du SQFT et du Sergent-major du Royal 22e Régiment inspectera la Garde mixte du Secteur du Québec de la Force terrestre composée des membres du Royal 22e Régiment, du Canadian Grenadier Guards, des Voltigeurs de Québec, des Fusiliers du Saint-Laurent, du Régiment de la Chaudière, des Anciens Combattants et Vétérans ainsi que la Musique du Royal 22e Régiment.

Cette visite fut ensuite suivie de la messe commémorative à la Chapelle-Notre-Dame-du-Rosaire sous la présidence de Mgr Donald Thériault, Évêque du Diocèse militaire et à laquelle Monsieur le Premier ministre du Québec, M. Jean Charest, était notre invité d’honneur.  La messe commémorative sera diffusée sur les ondes de la Société Radio-Canada dimanche le 22 avril à compter de 10h00.

Accompagné du Lieutenant-général (ret) Gilles Turcot, ancien comandant du Royal 22e Régiment au cours de la deuxième Guerre mondiale, le Premier ministre du Québec, Monsieur Jean Charest, a déposé une couronne au nom du Gouvernement du Québec.

La messe étant terminée, s’ensuivit la prise d’armes composée d’une garde mixte du Secteur du Québec de la Force terrestre des membres du Royal 22e Régiment, du Canadian Grenadier Guards, des Voltigeurs de Québec, des Fusiliers du Saint-Laurent, du Régiment de la Chaudière, des Anciens Combattants et Vétérans ainsi que la Musique du Royal 22e Régiment.

Accompagné du Sergent (ret) Eugène Langlois, ancien combattant du Régiment lors de la guerre de Corée, M. Luc Harvey, député fédéral de Louis-Hébert, a déposé une couronne au nom du Gouvernement du Canada.

M. Luc Harvey, député de Louis-Hébert et représentant le Gouvernement du Canada ainsi que M. le Premier ministre du Québec, M. Jean Charest, ont prononcé un vibrant discours en l’honneur de nos anciens combattants et de nos confrères et consœurs d’armes présentement en mission sur le sol Afghan et ailleurs de par le monde.

Accompagné du Sergent (ret) Jean-René Décary, ancien combattant du Régiment à la guerre de Corée, le Brigadier-général Christian Barabé, Général commandant du Secteur du Québec de la Force terrestre, a déposé une couronne au nom des Forces canadiennes et du SQFT.

Pour clore les cérémonies tous les participants se sont réunis à la salle Lomer-Gagnon pour assister à une pièce théâtrale intitulée : « Un soldat à Vimy ».  Cette pièce d’une durée de 25 minutes met en relief les émotions qu’un soldat de la Première Guerre mondiale a pu vivre lors de ce terrible conflit.

Accompagné de l’adjudant (ret) Paul Mimault, ancien combattant du Régiment lors de la Deuxième Guerre mondiale, le Général Maurice Baril, Colonel du Royal 22e Régiment, a déposé une couronne au nom du Royal 22e Régiment.