Visite royale 1959

Les drapeaux de 1959

Il y aura exactement 45 ans, le 23 juin 2004, que la reine Élisabeth II d'Angleterre visita « son » régiment canadien-français, le Royal 22e Régiment. Depuis 1938, le souverain d'Angleterre est le colonel-en-chef du régiment.

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En ce beau 22 juin 1959, le Britannia accosta à Québec devant une foule de curieux. La reine Élisabeth II passa ensuite en revue une garde d'honneur du régiment à l'Anse-aux-Foulons.

photoLe lendemain, veille de la fête nationale des Québécois, la reine procéda à la remise des nouveaux drapeaux des trois bataillons du Royal 22e Régiment. La cérémonie se déroula dans l'après-midi, sous un soleil radieux (que les militaires dûrent trouver très chaud!), sur les Plaines d'Abraham.

 

Lors de cette cérémonie, la souveraine était accompagnée de Georges-P. Vanier, alors major-général. Voici le discours que prononça alors Élisabeth II :

«Je suis heureuse d'être à Québec, avec mon régiment canadien-français, dont je suis fière, et de lui remettre de nouveaux drapeaux.

Je connais votre histoire qui remonte au début de la première guerre mondiale. Les Canadiens français décidèrent alors de lever un régiment rappelant leurs origines. Son insigne porte la devise « Je me souviens. » C'est un hommage émouvant au pays de vos ancêtres.

Sur les drapeaux que je viens de vous remettre sont inscrits les noms de villes françaises à la libération desquelles vous avez partitipé. Quelle émotion vous avez dû éprouver en libérant ceux de votre sang et quelle joie pour eux d'accueillir les descendants de Français qui trois siècles avant étaient partis pour le Canada.

Bien que votre passé ne soit pas long, il est glorieux. Le régiment au cours de deux grandes guerres et des opérations en Corée a su se forger une noble tradition dans l'honneur, la vaillance et le sacrifice.

J'ai pu constater aujourd'hui qu'en temps de paix vous maintenez la même haute tradition de discipline et de bonne tenue. Je vous en félicite vivement.

Je sais que mon père, le roi Georges VI, avait la plus haute estime pour son régiment canadien-français. Il le prouva de façon manifeste en devenant son Colonel-en-Chef en 1938. Ce fut avec joie que je pris sa succession.

Je vous remercie de tout mon cour du fidèle dévouement que vous m'avez porté dans le passé et sur lequel je sais que je peux toujours compter.

L'alliance qui existe entre vous et le Royal Welch Fusiliers, un autre vaillant régiment dont je suis le Colonel-en-Chef, me réjouit profondément.

Je vous confie ces nouveaux drapeaux avec une confiance absolue. Votre passé me donne la certitude que vous saurez les défendre comme vos aînés ont défendu les anciens drapeaux, sans peur et sans reproche.

Elizabeth R

23 rd June, 1959  »

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Sources : Texte : Marcelle Cinq-Mars, archiviste

Photographies&nbesp;: Archives, Musée du Royal 22e Régiment, F22-2A3-300 1959