Le Colonel Michel-Henri Saint-Louis, CD, AdC,
Chef d’état-major de la 1ère Division Aérienne Canadienne.Par Capt JRG Dionne
CmdtA cie A
3R22eRRare sont les occasions de voir la lumière du jour sur le cours COTA, mais le 7 novembre 2011, un membre du Royal 22e Régiment est venu mettre un brin de soleil aux stagiaires du cours. Le Col Saint-Louis est venu faire une présentation sur le commandement lors des opérations. Son entrée a été marquée par la marche Régimentaire du Royal 22e Régiment (Vive la canadienne) et la marche Régimentaire de l’aviation. Son expérience récente à titre de commandant du Groupement-Tactique du 1er R22eR en opérations dans la province de Kandahar a été des plus captivantes pour les stagiaires du cours des opérations de l’armée de terre, série 24.
Les préliminaires de sa présentation ont portés sur les façons d’améliorer le commandement et le contrôle au sein des forces de l’Armée de Terre. Il a été une source d’inspiration pour les quelques 70 stagiaires du cours. Un des aspects importants du commandement selon le Col Saint-Louis est l’imagination des leaders et du personnel de l’état-major à faire face à un problème dans un environnement particulier et trouver une solution qui respecte les objectifs stratégiques. Dans un même ordre d’idée, la connaissance situationnelle est un élément vital pour être en mesure de saisir les opportunités et synchroniser les éléments de manœuvre dans un espace de bataille pour arriver à un effet voulu. Il a également insisté sur la précision de nos actions sur les opérations tactiques. Cette précision sur le champ de bataille permet dans le cadre de son expérience dans un environnement de contre-insurrection de limiter les impacts négatifs au sein de la population locale. La loyauté a été un autre terme de sa discussion. Il a exercé un contrôle décentralisé avec des sous-unités et des sous-sous-unités sur le terrain. Un des aspects importants du succès qu’il a connu, a été le travail d’équipe et la coopération entre les éléments de son GT.
Il a également mentionné l’importance de la vérité au sein d’une organisation. Un commandant a besoin d’avoir des informations avec la meilleure exactitude. Selon moi, un des aspects les plus intéressent de sa présentation a porté sur la nécessité d’avoir du jugement. C’est prendre des décisions réfléchies sans influence négative pour orienter son équipe vers le succès. Il a également parlé du sens de l’humour, d’ailleurs c’est assez rare d’entendre un Col parler de cet aspect pour améliorer le commandement et le contrôle. L’humour au sein d’une équipe est l’équivalent du maintien en puissance de son équipe lorsqu’il y a des moments qui sont un peu plus difficiles. Également, il a élaboré sur les thèmes apprendre et anticiper. Il a soulevé le point à plusieurs reprises que la formation canadienne sur le COTA est sans l’ombre d’un doute l’une des meilleures formations pour les futurs membres d’un QG d’état-major. Le cycle de planification et les différents outils de travail ont fait leurs preuves et permettent de pousser l’analyse afin d’anticiper la menace, calculer le risque, prévoir des plans de contingences ou des plans subséquents pour la suite des opérations. Cette anticipation permet au commandant de déterminer les points critiques de son opération avec son staff et de déterminer les points de décisions importantes pour ce dernier.
Il a mentionné et je cite : «Finissez vos actions. Il faut être consistant, avoir de la suite dans vos idées et ne laissez pas la gravité d’une situation dicter vos actions». Un concept très intéressant puisqu’il s’est servi de son expérience en Afghanistan pour expliquer son approche et son plan d’opération lors de cette mission de novembre 2010 à juillet 2011. La présentation s’est terminée avec une série de questions et des anecdotes lors de son commandement.
Je me souviens,